Revint L'été 80

À Marguerite Duras 



(Trente et quatre ans plus tôt, l'été, parti mille neuf cents, revint quinte battre dans la monnaie du temps, pour renverser quartes augmentées sans les diminuer.)

Sape d'un passé saumâtre.

Après la pluie vient le beau torse Du vent qui rafale à 80

La tête d'Antifer et son droit d'ester.

Sèves de Seine sur la valleuse d'Èletot

écorcent l'albâtre de la falaise à flanc.

Cap de Maure, oeil noir, moussent l'oyat et la gorse

Souffles et corps d'un cheval au galop.

Seize fois cinq rougissent dans l'âtre.

Vient l'été quatorze.Deux mille dix-et-quatre.

L'été vingt-quatorze.

Quatorze fois vingt Deux cent quatre-vingts

Double quarantaine pour sirènes rugissantes.

Navire-épithélial à quai Sur la prosodie amère de base 20.

Homère à l'Hôpital des Quinze-vingts

Cellules souches à l'oeil du morse

Dans l'arborescent orage Et sa tempête de bâtonnets

L'été mille cent huitante.

Vinrent quatorze étais Border de leur cordage

Le mât du quatorzième été,

Des travailleurs de la mer le borinage.

L'été à l'étrange affect

Regarde à deux fois quarante son vigésimal aspect

(The sea decor that everybody decked.)

Sorbets aux fruits divins.

L'airelle-myrtille, lymphe teint-vin

des sept blancs étés de l'enfant retors aux histoires de baies

qui ne parlent pas de requin.

(Vous dîtes qu'il pleut,on lui demande s'il chante,il se tait, depuis le quinze juin 2014, comme tout escholier d'Otrante, il pleure.)